Le Sommeil

Le train du sommeil

Notre vie est faite de la succession de trois états de vigilance, totalement différents les uns des autres, aussi bien dans notre comportement extérieur, visible, que dans leur traduction électro-encéphalographie : l’éveil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal.

L’éveil ou état de veille

L’éveil, ou état de veille, caractérise tous les moments conscients de notre vie, et représente chez l’adulte près des deux tiers du temps. Cet état oscille de façon plus ou moins rapide entre des temps d’éveil actif et des temps d’éveil passif.

Le sommeil lent

Le sommeil lent est ainsi appelé car il est caractérisé par un ralentissement et une augmentation d’amplitude progressive des ondes électriques corticales. Il est dit aussi sommeil classique, sommeil orthodoxe. Un adulte s’endort presque toujours en sommeil lent et ce sommeil représente chaque nuit environ 75% à 80% du sommeil total, soit environ 6 heures de sommeil lent pour une nuit de 8 heures. Ce sommeil peut être décomposé en quatre stade de profondeur croissante :

  • Le stade 1 correspond à l’endormissement ou à un état de pré-éveil, périodes au cours desquelles nous sommes « entre deux eaux », pas tout à fait endormis, ni complètement réveillés. Les mouvements corporels se font rares
  • Le stade 2 nous dormons, mais ce sommeil est léger. Il persiste une certaine activité mentale : rêves flous, plus proches d’une pensée d’éveil que d’images, rêves plus logiques, plus cohérents que ceux du sommeil paradoxal. L’activité électrique est de plus plus lente. Les stades 1 et 2 représentes 50% du sommeil total, soit 4 heures par nuit
  • Le stade 3 et 4 correspond a un sommeil très profond. La réactivité aux stimulations extérieures est très faible, l’immobilité à peu près totale. Le visage est inexpressif, l’activité mentale probablement très faible. L’activité électrique cérébrale est lente et ample. Ces stades 3 et 4 représentent environ 25% du sommeil total, soit 2 heures par nuit.

 

Le sommeil paradoxal ou sommeil de rêve

Le sommeil paradoxal, ou sommeil de rêve, succède au sommeil lent. il est aussi différent que le sommeil lent est différent du réveil. Il a été nommé « paradoxal » par Michel Jouvet, devant le contraste entre un sujet complètement endormi, détendu, et l’enregistrement E.E.G. d’une activité électrique corticale intense, avec des ondes rapides, peu amples, très proches de celles de l’éveil actif. Ce sommeil représente 20 à 25% du sommeil total, soit, lui aussi, près de 2 heures par nuit.

en sommeil paradoxal :

  • Notre visage est mobile, expressif, plus « social » qu’en sommeil lent
  • mouvements oculaires rapides verticaux et horizontaux
  • le pouls et la respiration sont aussi rapide qu’en phase d’éveil, mais plus irréguliers
  • Tonus musculaires aboli
  • Paralysie
  • Activité électrique cérébrale rapide, intense.

A ce stade, le dormeur est très difficile à réveiller

Que se passe-t-il au cours d’une nuit de sommeil

Nous nous endormons en sommeil lent, sommeil lent qui va durer en moyenne de 1h10 à 1h40. D’abord sommeil lent léger puis progressivement de plus en plus profond. A la fin de cette phase, nous passons en sommeil paradoxal pour 10 à 15 minutes. Une nuit complète représente l’enchaînement de 4, 5 ou 6 cycles de « train ». La fin du sommeil paradoxal est marquée par une phase de pré-éveil très courte, insensible pour un dormeur normal, mais où l’éveil serait très difficile. Puis, si aucune stimulation particulière ne le tire du sommeil, le dormeur enchaîne un nouveau cycle.

Comment coucher bébé ?

En 1970, on conseillait aux parents de coucher leur enfant sur le ventre pour diminuer les risques d’inhalation lors de vomissements. Paradoxalement, le nombre de morts subites augmentait et ce n’est qu’en 1992, à l’aide de statistiques plus précises, qu’on a démontré l’influence de la position de sommeil sur la mort subite. En 1994, une grande campagne de prévention est lancée pour mettre à l’honneur le couchage sur le dos. Le couchage ventral est cependant recommandé pour certaines pathologies spécifiques.

Pourquoi sur le dos ?

  • La respiration est améliorée par cette position, elle est ainsi d’autant plus efficace en cas de
  • rhino-pharyngite ou de bronchiolite.
  • L’enfant régule mieux sa température, notamment en cas de fièvre.
  • Les risques d’asphyxie sont évités (pas de nez obstrué par le matelas, le bord du lit, ni d’étouffement par enfouissement sous les couvertures).

Règles de bases à observer scrupuleusement :

  • Pas d’oreiller ou de couette avant l’âge de douze mois.
  • Un matelas ferme et aux dimensions du lit.
  • Pour couvrir bébé, utilisez une turbulette ou bien un sur pyjama.
  • La température de la pièce doit se situer entre 19° et 20°C.
  • Ne fumez jamais dans la pièce au l’enfant dort.
  • N’attachez rien autour du cou de bébé (chaînette, cordelette avec sucette…)
  • Ne laissez jamais votre enfant seul à la maison.
  • Ne culpabilisez pas si vous faites dormir un nouveau-né dans votre propre chambre, près de vous : vous restez le meilleur des radars en cas d’apnée du nourrisson !

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