Monthly Archives: février 2018

la girafe bouchon

La Girafe bouchon

Voici un jeu toujours avec les bouchons, facile à réaliser pour apprendre les couleurs

toujours de la motricité fine. Je regarde le model dans le coin de page et je pose les bonnes couleurs au bon endroit. L’enfant doit apprendre aussi à se servir de ces petites mains pour poser le bouchon dans le cercle. Pas toujours simple

La réalisation est facile. On imagine notre dessin en posant déjà sur une feuille la girafe comme je l’ai fais. On dessine les contours

avec un peu d’imagination on y rajoute l’herbe, fleurs, papillons, ce que vous voulez y apporter comme touche artistique

Il faut :

  1. 1 feuille épaisse A3
  2. 3 bouchons bleu
  3. 4 bouchons jaune
  4. 8 bouchons orange
  5. Des feutres de couleur,
  6. gommette ou feutre toujours si vous n’en avez pas

une fois réalisé vous le prenez en photo, pour coller la photo sur votre dessin afin que l’enfant ait le model pour le reproduire

moi j’ai plastifié ensuite le tout

ce qui donne ceci

La baleine bouchon

La baleine bouchon

Voici un jeu toujours avec les bouchons, facile à réaliser pour apprendre les couleurs

toujours de la motricité fine. Je regarde le model dans le coin de page et je pose les bonnes couleurs au bon endroit. L’enfant doit apprendre aussi à se servir de ces petites mains pour poser le bouchon dans le cercle. Pas toujours simple

La réalisation est facile. On imagine notre dessin en posant déjà sur une feuille la baleine comme je l’ai fais. On dessine les contours

avec un peu d’imagination on y rajoute un font marin

Il faut :

  1. 1 feuille épaisse A3
  2. 16 bouchons bleu
  3. 1 bouchons rose pour l’œil avec un trou au centre et une gommette noir collé sur la feuille.
  4. Des feutres de couleur,
  5. gommette ou feutre toujours si vous n’en avez pas

une fois réalisé vous le prenez en photo, pour coller la photo sur votre dessin afin que l’enfant ait le model pour le reproduire

moi j’ai plastifié ensuite le tout

ce qui donne ceci

Accueil et transmission

Accueil et transmission

 

La transmission passe par l’information et la communication entre les parents et professionnels de la petite enfance.

 

La transmission passe par l’information et la communication entre les parents et professionnels de la petite enfance.

Comment bien accueillir ?

Chaque matin et chaque soir il nous faut prendre le relais en douceur, car l’enfant reste le centre d’intérêt de chacun. Cet échange, parfois bref comme le dit l’article ICI les prosdelapetiteenfance a une teneur et une qualité pouvant avoir une réelle influence sur l’accompagnement de l’enfant

Chaque parent est différent, en voici quelques exemples :

  1. Le parent qui n’a pas le temps, le réveil n’a pas sonné.
  2. Le parent qui n’a pas trop le temps, mais du mal à se séparer.
  3. Le parent qui au contraire à le temps et qui veut transmettre toutes les informations.
  4. Le parent qui transmet car la maman a dit de ne rien oublier.. mais il oublie

Bref des cas nombreux et différents.. Notre rôle étant de répondre au mieux aux attentes de chacun, des situations pas toujours faciles.
Il faut apprendre à se connaître, observer, savoir se positionner et rester à sa place.

Surtout savoir écouter, ne pas juger, conseiller mais pas trop (rester à sa place toujours) en apportant du réconfort pour limiter les angoisses de certains parents.

Le matin il y a l’enfant qui veut aller jouer et là, parfois, j’ai pu sentir la frustration du parent à cause d’une séparation trop rapide : « Ho lala !!! Pourquoi aujourd’hui il ne prend pas le temps de me dire au revoir »

Ou au contraire un enfant qui ne veut pas se séparer, ce qui souvent rassure les parents et lorsqu’au contraire, le même enfant se sépare sans problème, le parent va être presque triste. J’ai vu des parents attendre pour voir si l’enfant ne changerait pas d’avis. 

Le soir bien transmettre n’est pas si simple car on va apporter certains éléments de la journée qui concerne l’enfant, comme :

  1. Les heures de siestes
  2. Les repas
  3. La santé
  4. Les changes
  5. La journée, les activités, etc..

J’ai pu entendre de mes collègues, que certains parents demandaient en arrivant « qu’a fait notre poussin aujourd’hui ? ». Ils étaient en attente d’un dessin, de création d’objet souvent non réalisable par l’enfant. D’où mon article l’enfant productif

Personnellement, je suis contre une production non réalisable par l’enfant, je préfère un enfant qui joue, qui partage, qui choisisse seul s’il veut ou pas participer à une activité. Notre rôle étant de proposer et non d’imposer.

Même si, j’en suis convaincu, pas simple de dire a certain parent votre poussin n’a pas voulu aujourd’hui faire cela, car il a préféré s’amuser avec les copains et les copines. Cependant j’y arrive sans problème, car les parents comprennent et admettent rapidement que ce n’est pas important la productivité, que l’épanouissement de l’enfant est une priorité, que c’est l’essentiel pour son grandissement. Il est préférable de remettre aux parents une production très personnelle de l’enfant, plutôt qu’un chef d’œuvre très personnel de l’assistante maternelle.

S’il a passé la journée à vider les caisses de jeux, en s’inventant des histoires, en s’agrippant de la table à la chaise pour essayer de tenir debout. Ou encore.. s’il n’a pas fait grand-chose par moment et qu’il a juste observé le copain qui essayait désespérément de mettre le mauvais couvercle sur la mauvaise boite ! pas très grave.. C’était vraiment trop chouette.

Le juste milieu, tout dire sans en dire trop

D’un point de vu professionnel « le dire » est important, il faut dire cependant sans trop en dire.
En même temps le soir tout le monde est parfois pressé, parent qui veut rentrer et moi qui veut souffler (aller faire du sport, un bon défouloir après une journée de 10/11h d’amplitude)

L’enfant qui ne veut pas partir ou l’enfant qui est pressé de retourner chez lui.
C’est pour cela que j’utilise un cahier d’échange, pour y noter les éléments techniques importants comme les heures et le temps de sommeil, les repas, le change etc… et n’avoir à transmettre oralement que les autres aspects de la journée, comme l’humeur du jour, activités ou pas!…

Il est difficile de trouver les mots par moment,

  1. Nous devons être à l’écoute,
  2. Etre à l’écoute mais en même temps, nous sommes parfois pressé
  3. Nous devons répondre, mais pas trop, sans donner notre avis ou le donner par moment
  4. Dire ou pas si l’enfant traverse une période compliquée
  5. cacher ce n’est pas simple non plus
  6. Le dire c’est rendre triste le parent

Mais heureusement tout n’est pas que négatif et par expérience si je dois aborder un sujet négatif, j’essaie de dire aussi : « ok il s’est passé çà aujourd’hui, mais ensemble nous allons trouver des solutions » car des solutions il y en a toujours. Le plus important étant d’instaurer une relation de confiance.

Un travail qui demande beaucoup de tact pour amener le dialogue sans blesser, de compréhension et de diplomatie. C’est là, la difficulté de ce métier, transmettre, communiquer sans faire de peine.

Cerner l’enfant et les parents n’est pas une mince affaire et comme je le dis à mes entretiens, Le dialogue reste le plus important dans la relation de chaque jour et pour un relais en confiance. Une relation bienveillante, pour que l’enfant se sente dans un lieu rassurant.
J’aime beaucoup cette phrase « Travailler dans la petite enfance demande beaucoup de savoir-être. »

Vous pouvez laisser un commentaire sur votre regard sur votre accueil et vos propres transmissions.

 

le ver de terre bouchon

Le ver de terre en bouchon

Voici un jeu facile à réaliser pour apprendre les couleurs

c’est ce que j’appelle de la motricité fine. Je regarde le model dans le coin de page et je pose les bonnes couleurs au bon endroit. L’enfant doit apprendre aussi à se servir de ces petites mains pour poser le bouchon dans le cercle. Pas simple.. mais rigolo

La réalisation est facile. On imagine notre dessin en posant déjà sur une feuille le ver de terre comme je l’ai fais. On dessine les contours

avec un peu d’imagination on y rajoute un petit peu d’herbe, le nuage et la fleur

Il faut :

  1. 1 feuille épaisse A3
  2. 7 bouchons vert claire
  3. 2 bouchons vert foncé pour les yeux avec un trou au centre et une gommette noir collé sur la feuille.
  4. 3 bouchons bleu pour le ciel
  5. 1 bouchon jaune pour le centre de la fleur
  6. Des feutres de couleur, des feutres tampons
  7. gommette ou feutre toujours si vous n’en avez pas

une fois réalisé vous le prenez en photo, pour coller la photo sur votre dessin afin que l’enfant ait le model pour le reproduire

moi j’ai plastifié ensuite le tout

ce qui donne ceci

merci de votre passage sur chez veronalice, d’autres modèles viendront ce rajouter

 

 

 

La pédagogie Montessori

La pédagogie Montessori

J’ai voulu comprendre montessori à travers certains livres et documents lu sur internet

Mes 3 premiers livres ont été :

  1. Vivre la pensée Montessori à la maison de « Emmanuelle Opezzo »
  2. Montessori pour les bébés de « Murielle Lefevre »
  3. Montessori de la naissance à 3 ans que je suis en train de lire avec beaucoup de plaisir.

Il faut savoir que la pédagogie Montessori n’est pas une méthode, mais un regard philosophique vers l’éducation bienveillante pour aider, protéger et sécuriser un enfant. Lui laisser la liberté pour apprendre à faire seul, afin qu’il aille vers l’autonomie, sans exigences.

Cela ne veut pas dire qu’il doit impérativement faire seul, surtout s’il ne veut pas. Nous pouvons tout à fait l’aider, lui montrer comment faire, le principe étant de respecter ces choix (toujours !) et c’est çà l’important.

Selon Maria Montessori, de 0 à 24 ans la personne se développe suivant 4 phases temporelles.

  • De 0 à 6 ans     → c’est la petite enfance
  • De 6 à 12 ans   → c’est l’enfance
  • De 12 à 18 ans → c’est l’adolescence
  • De 18 à 24 ans → c’est la maturité

Je ne m’intéresse qu’a la période de la petite enfance puisque je n’accueille que des enfants de 0 à 3 ans

En lisant ces ouvrages et fouillant sur le net, j’ai pu y trouver des réflexions, des conseils et certaines approches qui convienne à l’accueil chez Veronalice puisque j’avais déjà mis en place une éducation bienveillante depuis ma formation sur la psychologie de l’enfant.

La bientraitance

Ce terme est dans le dictionnaire, il est le contraire de la maltraitance

La bientraitance définit l’ensemble des attitudes bienveillantes envers une personne, cela tombe bien, puisque le bébé est une personne.

C’est pour cela que nous professionnels il faut veiller à leur apporter le bien être et éviter aussi les douces violences voir l’article ici

Je dis plus haut que l’enfant veut apprendre à faire seul, pour être autonome..

bien entendu on va parler de la motricité qui est un terme générique qui regroupe tous les types de mouvements du corps et des parties du corps.

On parle aussi de la motricité de l’axe corporel, la motricité des membres (bras et jambes), puis plus particulièrement de la motricité de la main, la motricité des doigts, la motricité faciale, la motricité oculaire, etc.

On entend souvent “motricité fine” ce sont les activités qui ont pour objectifs de développer l’utilisation des doigts de la main et du poignet.

Le développement moteur d’un enfant se fait selon 3 axes :

  • La locomotion regroupe les actions de déplacement du corps : ramper, marcher, courir
  • La posture concerne les positions du corps
  • La préhension se rapporte à là mains

voici le développement psychomoteur de 0 à 2 ans et je mettrais les liens de documents que j’ai pu trouver sur le net à télécharger

Age Corps Mains 
0 à 2 mois immobilité – tourne la tête – lève la tête – reflexe involontaire réflexe d’agrippement
2 à 3 mois tenue de la tête – tient sur le ventre de courts instants Préhension au contact : bébé peut ouvrir et fermer la main et tenir un objet quelque seconde
3 à 4 mois roule sur le coté – sur le ventre il relève sa tête et s’appuie sur les coudes début de la préhension volontaire pour attraper, relâchement involontaire d’un objet
4 à 5 mois se tourne du dos sur le ventre relâchement volontaire – attrape des jouets
5 à 6 mois s’assoit avec soutien – sur le dos il fait ses abdos en essayant de se mettre assis transfert d’un objet d’une main à l’autre et lâche celui ci si on lui en présente un autre
6 à 7 mois se redresse pour se préparer à ramper préhension palmaire : pince/pouce/doigts opposés
7 à 8 mois s’assoit sans soutien – peut se pencher en avant – commence à ramper contrôle des doigts et de la main – fait les marionnettes et peut applaudir
8 à 9 mois se tracte pour se mettre debout, tient debout quelques instants avant de tomber pince pouce index – attrape des petits objets
9 à 10 mois marche à quatre pattes continues de préparer ses jambes pour la position verticale il aime emboiter les objets – compréhension de l’encastrement de l’objet ex : rond dans le trou rond
10 à 12 mois marche à quatre pattes assurée – équilibre – déplacement debout soutenus par des meubles/un adulte peut se baisser pointe l’index pour désigner un objet ou quelqu’un – lancer de balle – emboite et enfile – tourne les pages d’un livre
12 à 15 mois acquisition de la marche – grimpe les marches à quatre pattes – s’agenouille verse et transvase – pousse et jette utilise des couverts
15 à 18 mois grimpe des marches avec soutien – sautes et courts (tombe souvent) s’accroupit pour ramasser utilise un crayon – taches ménagères: balai, plumeau.. mange seul – commence à s’habiller et se déshabiller –  tourner les pages d’un livre
18 à 2 ans grimpe – danse- tourne – pousse du pied – transporte des gros jouets ou objets : c’est l’âge du déménageur – il est prêt à commencer l’apprentissage de la propreté dessine – visse/dévisse – commence à couper

d’autres articles suivrons sur le regard Montessori et signes avec bébé les signes du quotidien.

J’exerce ce merveilleux métier depuis des années maintenant, mon regard aujourd’hui est bien différent de mes débuts, je suis une professionnelle et je me reconnais au travers des livres que j’ai pu lire sur Maria Montessori. Cependant je n’appliquerai pas tout le regard et la pédagogie Montessori car à mes yeux il est difficile par exemple de me passer d’un parc, qui reste pour moi un endroit qui mets les enfants en sécurité lorsque je leur prépare à manger ou autre.. car l’accueil chez une assistante maternelle se faisant seule, nous n’avons pas comme dans les crèches une collègue qui peut avoir un œil bien veillant sur eux.

Pour le sommeil un petit lit par expérience reste un lieu paisible et de repos pour l’enfant, lui laisser la liberté d’en sortir me parait difficile et perturbateur pour les dormeurs, mais bien entendu cela reste mon choix.

voici les premières revues que je voudrais partager que j’ai trouvé sur le net

Le développement somatique de l’enfant de 0 à 6 ans

Le Développement de l’enfant de 0 à 6 ans

 

 

DOUCE VIOLENCE

DOUCE VIOLENCE 

Douces violences infligées quotidiennement aux enfants

Mise en page après quelques recherchent faites sur le net.

Essai de définition…

Les douces violences, ce n’est pas de la violence pure, ni de la maltraitance… Elles peuvent se situer entre dérives et négligences… Elles colorent des moments éphémères où la professionnelle n’est plus en lien avec l’enfant en tant que personne. De brefs moments où l’adulte se laisse emporter par un jugement, un a priori, un geste brusque… L’enfant n’est alors plus considéré comme un être unique, comme une personne dans sa globalité.

De très courte durée, ces moments sont fréquents tout au long d’une journée, ils passent presque inaperçus pour l’adulte. Cette manière d’agir n’est pas intentionnelle. Au contraire, les professionnelles sont persuadées que c’est pour le bien de l’enfant. Ces conduites font partie du quotidien, des habitudes… Ces moments se répètent, se glissent doucement dans nos pratiques.

Depuis plus de dix ans, Christine Schuhl (éducatrice de jeunes enfants) parle du concept « douces violences ». Cet oxymore met en relation deux mots de sens opposés. Elle choisit le terme ‘douce’ pour atténuer le mot violence, l’enrober en quelque sorte, et ainsi faciliter la remise en question qui ouvre la porte aux changements. Le terme « violence », quant à lui, fait écho à certains comportements, gestes, paroles qui peuvent blesser l’enfant en portant atteinte à sa personne, en touchant à son estime de soi, à sa sécurité affective.

Lorsque l’on parle de douces violences, il n’est pas question de maltraitance, d’abus, de préméditation ou d’intention de faire du mal à l’enfant. Il est question de placer l’enfant dans une insécurité affective à différents moments de la journée (des moments courts, mais répétés). Le mot “violences” montre la gravité de chaque parole et de chaque geste qui blessent profondément l’enfant. Le mot “douces” atténue le mot “violences”, puisque ce sont des mots et des gestes du quotidien dont souvent, on n’imagine pas l’impact sur l’enfant. Cet oxymore souligne donc bien l’idée de blesser l’enfant involontairement, sans s’en rendre compte.

Que nous soyons parents, ou que nous ayons la garde (occasionnelle ou régulière) d’enfants, nous pratiquons ces douces violences. Le but de cet article est de prendre conscience de l’impact qu’ont nos actes et nos mots sur les enfants, et d’essayer au maximum de les supprimer de notre quotidien, dans le but de les préserver, et d’être un parent bienveillant. Voici une liste des douces violences infligées aux enfants :

1/ Les discussions : Parler au dessus de la tête de l’enfant sans l’intégrer dans la conversation alors que l’on parle de lui, c’est l’ignorer et lui faire comprendre qu’il est insignifiant. Il en est de même lorsque l’on parle de l’enfant à la 3ème personne alors qu’il est au milieu de la conversation (“La Schtroumpfette n’est pas gentille ce matin”). Une autre manière de créer un malaise chez l’enfant, c’est lorsque l’on critique ou lorsqu’on émet un jugement sur l’un de ses proches devant lui (commentaires sur les vêtements de sa tatie, le repas de la grand-mère, la maladresse de l’autre parent, etc.). Cela lui renvoie une image négative de ceux qu’ils aiment. .

2/ Notre attitude : Ne pas dire bonjour en souriant à son enfant le matin, c’est lui renvoyer le message que l’on n’est pas content de le voir. Commenter négativement les acquisitions de l’enfant, et ne pas l’encourager lorsqu’il a des difficultés, c’est le laisser croire qu’il est nul et sans valeur à nos yeux. Or, notre amour pour nos enfants est inconditionnel, et lorsqu’ils sont moins doués pour quelque chose, nous devons d’autant plus les encourager, et valoriser les domaines où ils sont bons. Veillons également à les appeler par leurs prénoms, et pas uniquement par des surnoms. Nous respectons ainsi leur véritable identité.

3/ Les jeux et les activités : Forcer l’enfant à faire une activité, le culpabiliser s’il refuse une activité, lui proposer trop d’activités à la fois, ou encore le presser… toutes ces actions ne tiennent pas compte de la volonté de l’enfant. Un petit enfant n’apprendra et ne sera satisfait des activités que lorsque celles ci lui plaisent. Sinon, il vit cela comme une corvée. Or, le principe même du jeu et de l’activité, c’est d’être présent avec l’enfant et de lui faire passer un bon moment. Alors bien sûr, on ne peut pas toujours satisfaire toutes leurs attentes, mais essayons de trouver un équilibre, et de ne pas imposer à tous les enfants les mêmes choix.

4/ Les repas : Forcer l’enfant à manger, à goûter, lui faire du chantage, mettre l’enfant au lit lorsqu’il ne veut pas manger… Nous essayons tous de trouver une solution lorsque l’enfant boude la nourriture. Mais ces attitudes de notre part sont dures. Il y a d’autres actes qui sont encore plus violents : mettre systématiquement l’enfant en sous vêtements pour manger (nous, adultes, ne mangeons pas en sous vêtements, pourquoi l’enfant ?), l’empêcher de manger seul parce qu’il va se salir (c’est en pratiquant qu’il arrivera à manger proprement), ou encore, empêcher l’enfant de dormir parce que c’est l’heure du repas (si l’enfant dort et mange plus tard ce n’est pas si grave, en le forçant à rester éveillé, non seulement il mangera peu mais en plus il sera énervé). Enfin, lorsque l’on vient nettoyer le visage et les mains de l’enfant après le repas (avec un gant ou une serviette), cela ne nous coûte rien de le prévenir, plutôt que d’arriver par derrière et de l’essuyer sans que l’enfant ne comprenne ce qui se passe. J’ai également vu des parents forcer leurs enfants à terminer leur assiette alors qu’eux même ne finissaient pas la leur. Il faut être à la fois cohérent et indulgent. Nous mêmes n’avons pas un appétit toujours régulier. Nous mêmes n’aimons pas toujours tous les aliments. Gardons à l’esprit aussi que souvent, les enfants ont les goûts qui changent. Cela ne doit pas pour autant être un prétexte pour qu’ils ne mangent que ce qu’ils aiment, mais il est possible d’être juste et respectueux lors des repas.

5/ La toilette : Faire des commentaires sur l’hygiène de l’enfant, son anatomie, ses petits maux, sentir la couche avant de les changer, ne pas parler à l’enfant durant le change, prendre l’enfant pour le changer sans le prévenir, dire à un enfant qu’il est sale, qu’il pue, qu’il est moche ou qu’il est gros, empêcher l’enfant d’aller aux toilettes, laisser longtemps l’enfant sur le pot jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose dedans, gronder un enfant qui fait caca alors qu’on vient juste de le changer, parler devant tout le monde d’un souci concernant l’enfant dont on s’occupe… toutes ces attitudes sont une atteinte à la personne même de l’enfant, à son corps, à son intimité. Il n’y est pour rien s’il n’est pas encore propre, il n’y est pour rien si ça ne sort pas au bon moment…

6/ Le sommeil : Forcer un enfant à dormir (nous mêmes, il nous arrive de ne pas avoir sommeil), ne pas coucher l’enfant lorsqu’il a sommeil, le réveiller rapidement quand il dort, ne pas respecter son sommeil (faire du bruit alors qu’il dort)… C’est un fait que nous apprécions ces moments de répit quand les enfants dorment. Mais c’est un fait aussi que parfois, ils sont trop excités pour dormir, parfois leur rythme est déréglé par rapport à d’habitude, parfois il dormira 30 minutes et le lendemain 3 heures. A nous de trouver un compromis avec l’enfant pour qu’il ait son temps de repos, même s’il ne dort pas, et qu’il reste un moment au calme pour que les autres se reposent aussi.

Cette liste de douces violences n’a pas pour but de nous culpabiliser. C’est évident que nous faisons tous un ou plusieurs des points cités précédemment. Le but de cet article est de vous montrer que l’enfant a besoin que nous le prenions au sérieux (et encore plus s’il n’est pas encore capable de s’exprimer et de se faire comprendre). “ Il a besoin de notre confiance et de nos conseils. L’enfant a droit a la vérité, et à ce que les adultes lui tiennent un langage de franchise et de sincérité.” (Janusz Korczak).

Pour l’enfant

L’enfant se construit au contact de l’adulte, en lien avec lui. Telle « une éponge sensorielle », l’enfant absorbe les émotions qui circulent au-dessus de sa tête. Pour qu’il se développe harmonieusement il a besoin d’être en confiance. Par conséquent, il a besoin d’être apprécié à sa juste valeur en tant que personne, en tant qu’être en devenir (comme disait Françoise Dolto).

Un enfant confiant, reconnu dans ses compétences propres peut faire l’expérience de son autonomie. A répétition, les exemples cités ci-dessus s’inscrivent dans le patrimoine affectif de l’enfant. Chaque professionnelle actrice dans cette relation à l’enfant est invitée à réfléchir à ses pratiques professionnelles et à reconnaître ses limites et ses compétences. Sans quoi, elle risque de faire violence.

Ce terme peut choquer et déranger. Pourtant, c’est bien une violence que de ne pas reconnaître l’enfant avec ses compétences et ses limites, c’est bien une violence que de le mettre en situation d’échec, de le laisser aux prises avec l’insécurité…

Les différentes causes

Les causes sont multiples et se juxtaposent aisément. Elles peuvent prendre source tant dans l’institution, que dans le projet d’accueil et dans l’équipe; se nourrir dans les personnes que sont la professionnelle, l’enfant et encore le parent. Le champ d’investigation est large. Nous pourrions également élargir notre réflexion en ouvrant l’axe de l’inconscient collectif, des valeurs sociétales, culturelles…

Comment essayer d’y remédier

La recette miracle n’existe pas. Chaque professionnelle, chaque équipe, chaque institution progresse à son rythme. L’observation facilite le repérage des douces violences qui se glissent au sein de nos pratiques quotidiennes. C’est un outil qui peut favoriser la compréhension des circonstances propices au dérapage. Les prises de conscience individuelles et collectives permettent une remise en question et un remixage des pratiques qui seront alors adaptées au mieux à un accueil de qualité pour l’enfant.

Se mettre à la place de l’enfant, vibrer de ses émotions, de ses ressentis, mettre en alerte tous nos sens tel un enfant… tant de moyens qui nous permettent de comprendre où et comment l’enfant est touché.

Donner sens à nos pratiques nous invite à faire des petits pas, à progresser dans le respect de l’enfant en tant que personne en devenir.

En conclusion

Osons parler des douces violences. Osons porter notre regard autrement. Osons remettre en question nos pratiques. Osons penser à l’enfant en tant que personne en devenir. Osons le respect. C’est là une importante démarche professionnelle de prévention. C’est aussi ouvrir la porte à la créativité…

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